En Mongolie, il n'y a pas de pétrole mais dans les plaines balayées par les vents, dans les petits villages de l'Altaï, on peut encore trouver d'étranges stations d'essence.
En effet, l'essence étant très chère, le prix a doublé en septembre 2004 lors du premier choc pétrolier, de 350 à 750 tugrut, soit plus de 50 cts d'euro) le litre, des vols sont à craindre la nuit bien que les propriétaires de véhicules soient encore peu nombreux d'autant que la situation ne s'améliore pas avec ces récentes majorations de prix dans le monde entier.
Pour éviter ce type de désagrément, les pompes sont placées dans un petit batiment; seul le tuyau dépasse.
Et comme les pannes de courant sont fréquentes, rien ne vaut la manivelle que nous connaissions chez nous il y a un demi siècle.
Mais la majorité des mongols ne possède pas de voiture, à la rigueur une vieille moto russe récupérée lors du départ des grands voisins ou retapée par de bons bricoleurs.
Les voitures servent surtout à promener les touristes (4x4 coréens) ou les gens bien placés, les ONG et les employés des entreprises privées; le prix de l'essence pose moins de problèmes.
Il faut noter le masque que porte l'employé; les asiatiques sont soucieux de leur santé mais surtout de celle des autres car c'est pour protéger les autres de leurs propres microbes qu'ils portent ce masque.