Ce matin, je vous propose une visite de la capitale mongole Ulaan Baatar;
vue générale d'Ulaan Baatar, quartiers modernes un hôtel original du centre ville
Ulaan Baatar signifie héros rouge en hommage à Südbator le héros national qui dirigea la révolution mongol en 1921.
Cité de yourtes entre Moscou et Pékin, escale du transsibérien sur la route du thé, elle devint capitale sous l'influence des soviétiques.
Les bâtiments modernes sont d'inspiration stalinienne comme toutes les capitales des républiques de l'Union Soviétique; d'une grande austérité, immeubles administratifs ou d'habitations sont d'une grande tristesse.
le palais du gouvernement
Depuis quelques années, de jeunes architectes mongols commencent à construire de nouveaus immeubles qui n'ont rien à envier à ceux que l'on trouve en occident.
Les couleurs vives ont remplacé le gris, on fait appel au bois qui donne plus de chaleur.
Les mongols de condition modestes désertent de plus en plus les immeubles collectifs peu confortables et mal entretenus pour s'installer en périférie sur les colonnes,dans des quartiers de yourtes, plus faciles à chauffer dans un pays où l'hiver dure 8 mois et où la température avoisine les -30 degrés pendant plusieurs mois..
Après une période difficile au moment de l'indépendance, les chevaux ont été remplacés par de superbes voitures souvent d'origine coréennes.
Les rutilants 4x4 des nouveaux riches mongols ou des entrepreneurs étrangers venus profiter de la manne financière que représente l'aide internationale qui permet au pays de survivre ne cachent pas la misère des nomades venus chercher du travail après la grande sécheresse qui a decimé 40 %du bétail il y a 3 ans.
la place Südebator un samedi après midi
Le coeur de la ville est la place Südbator d'architecture purement stalinienne.
Les nomades venus faire un tour dans la capitale s'y retrouvent.
De nombreux photographes ambulants immortalisent leur passage, les opératrices téléphoniques mettent leurs appareils à la disposition de citoyens qui n'ont pas encore succombé à la mode du portable qui envahit peu à peu le pays , notamment parmi la jeunesse qui n'accepte plus le mode de vie de leurs parents.
une mongole vêtue de son del du dimanche
immortalise sa visite dans la capitale
Un peu plus loin, plusieurs générations sont réunies pour une photo souvenir.
L"appareil photo n'est pas encore démocratisé et le numérique devrait remplacer rapidement l'argentique trop onéreux.
tous les moyens sont bons pour attirer les enfants
Pour bien connaître un pays, il faut aussi visiter sa capitale même si l'architecture n'est pas extraordinaire, loin s'en faut; l'insécurité qui y règne, comme dans tous les pays du monde est accentuée par un chômage d'autant plus important que ce pays sans ressources industrielles depuis son indépendance, vit sous constante perfusion des ONG occidentales et coréennes.